DU DROIT
D’ASILE
(Accueillir l’Etranger-Les
alternatifs-Amicale Marocaine-Amis d’Alger Républicain-Amis de
l’Arche-Association Culturelle et des Droits de l’Homme Pir Sultan
Abdal-Association des Tunisiens de France-ASTI Faverges-CCFD-UD/CFDT-UD/CGT-Chaîne
Humaine contre les haines-Citoyens du Monde-CLIC-FSU-LDH-MAN-MRAP-Pastorale des
Migrants-Pax Christi-PCF-PRG-PS-SAF-SUD-UP-Les Verts-)
COMBATTRE LE TRAVAIL
CLANDESTIN , C’EST COMBATTRE POUR LA DIGNITE HUMAINE ET POUR LA DEFENSE
DES ACQUIS DU COMBAT SALARIAL ET SYNDICAL
Qui est responsable du travail clandestin ?
Qui a intérêt à créer des zones de non-droit que
constituent le travail clandestin, le travail au noir, la délocalisation ?
D’abord,
le système économique qui, basé sur la financiarisation et le profit à très
court terme, cherche à
réduire la part variable du coût de la production, c’est-à-dire les salaires,
les charges sociales. Et pour faire pression sur les salaires et les charges
salariales, il faut :
M
un volant
important de chômeurs qui agit comme moyen de pression ;
M
une masse
importante de travailleurs clandestins qui évite ainsi de déplacer les
entreprises vers les zones à faible coût de main d’œuvre ; cela s’appelle
la délocalisation sur place ;
M
une acceptation
de fait du travail au noir, qui génère l’économie parallèle et la création de
mafias, d’organisations parallèles de distribution, de zones franches sur le
plan fiscal… qui génère la création de richesses échappant à l’impôt, à la répartition
sociale…
Ensuite, les autorités
politiques et administratives qui interdisent aux demandeurs d’asile, aux
Sans-Papiers de travailler légalement et les poussent ainsi dans les bras des employeurs crapuleux ou de ceux
qui sont à la recherche de salariés manquants.
Il faut se rappeler qu’un million
d’emplois créés (transformation d’emplois clandestins en emplois déclarés…) ,
c’est :
M 2 milliards d’euros de rentrée dans le
budget de la Sécurité Sociale ;
M la couverture du déficit des
ASSEDIC ;
M l’augmentation substantielle des
ressources de l’Etat, donc diminution de la pression fiscale pour tous.
Permettre aux demandeurs
d’asile, aux immigrés sans-papiers de travailler légalement, c’est
favoriser l’intégration sociale, culturelle de tous les travailleurs et
permettre leur participation à la vie de l’entreprise, aux combats sociaux…
Le canton de Genève attire chaque jour
plus de soixante mille travailleurs français venant de la Haute-Savoie et de
l’Ain ; cette situation pose d’énormes problèmes aux entreprises. Pourquoi
ne pas régulariser immédiatement les Sans-Papiers qui travaillent
clandestinement ? Pourquoi ne pas permettre aux Demandeurs d’Asile de
travailler ? Au lieu de coûter à l’Etat, ils l’enrichiraient !
Qui a intérêt à créer des zones
de non-droit que constituent le travail clandestin, le travail au noir, la
délocalisation, le chômage ?
Qui est responsable du chômage,
du travail clandestin ?
et pour cela
disposer d’une réserve de main d’oeuvre
remettre en cause les acquis sociaux
recourir à l’esclavage moderne